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Waffen Sturm Staffeln, ou waffen-SS, le mystère le plus fascinant ou la plus grande mystification de l'Allemagne nazie.

Héros ou criminels ?

Soldats aventuriers ou pionniers d'une nouvelle Europe ?

Combattants merveilleux ou bêtes assoiffées de sang ?

L'organisation de la waffen-SS a été la première arme conçue par la fiévreuse et criminelle imagination du Reichsführer-SS Heinrich Himmler.

       

Au moment ou les forces armées allemandes engageaient le combat contre les armées adverses, l'organigramme des effectifs militaires du Reich allemand s'accrut d'une nouvelle arme : "l'arme SS", traduction littérale de waffen-SS.

       

Cette organisation qui avait été la garde prétorienne du parti nazi, qui l'avait aidé dans sa conquête du pouvoir par la force en soutenant les SA de Ernst Roehm au cours des années difficiles, accéda ainsi à la dignité et aux honneurs d'une armée régulière, intégrée dans la plus puissante machine de guerre que le militarisme prussien ait réalisée depuis sa lutte contre Napoléon 1er.

Le temps cruel des premières expériences nazies était désormais loin. Les formations para militaires composées d'un nombre restreint de prétoriens violents étaient devenues de massives divisions blindées, la   " Garde Noire " de l'ordre nouveau était devenue : la waffen-SS.

       

La jeunesse de la génération hitlérienne se laissa circonvenir, terroriser ou envoûter par le fanatisme excessivement germanique se dégageant de cette formation, que l'on disait fermée comme un ordre, comme une nouvelle chevalerie teutonique ressuscitée du lointain Moyen-Âge. Elle accourut en foule et s'engageât sans réticence.

 

Ils furent des soldats très dur, très implacables et très fanatiques, comme une machine automatique parfaitement aveugle, mais leurs vicissitudes seraient liées seulement à celle des champs de bataille, d'une guerre ouvertement et régulièrement déclarée entre nations. Simplement, entraînés par une psychose collective, ils en firent une guerre sans merci.

   

Peut-être certains crurent-ils réellement être enrôlés dans une nouvelle chevalerie teutonique fanatisée, en vue de dresser devant le bolchevisme venu de l'Est l'ultime rempart capable de sauver la civilisation occidentale ? Peut-être furent-ils tous des militaires absurdes, insensibles quand ils continuèrent à combattre pour une guerre désormais désespérée, déjà perdue.

 

Ils ont été ces soldats parce qu'ils se sont laissés fasciner par un mythe qui n'avait rien d'humain. Ils se sont pris pour des surhommes constituant un nouvel ordre guerrier. Ils durent payer cette stupide et sauvage fidélité au crime par d'énormes pertes en effectifs et un bannissement éternel.