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La SS-Totenkopfverbände |
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| Le svastika SS-Verfügungstruppe SS-Totenkopfverbände Le SS-FHA Le Kdo Stab RFSS
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Au cours de l'été 1933, le SS-Hauptamt ordonne la création de troupes de choc armées qui sont baptisées "SS-Sonderkommandos". Ces unités sont constituées à Ellwangen, Reutlingen, Dresde, Munich, Hamburg et Arolsen. Leur personnel vient de l'Allegemeine-SS. très rapidement, elles prennent en charge la garde de certains camps de concentration. Jusqu'alors, la plupart des camps étaient gérés par la SA. En juin 1933, Theodor Eicke est nommé à la tête du camp de concentration de Dachau. Il organise aussitôt le premier régiment SS de gardiens de camp (Wachtruppe "Oberbayern" der Allegemeine-SS). Il se montre particulièrement efficace dans la tâche qui lui a été confiée, et, le 20 juin 1934, il est promu inspecteur des camps de concentration et des SS-Wachverbände (unité SS de surveillance). Il transforme ces unités en les équipant et en les encadrant de façon rigoureuse. Au mois de mars 1935, les SS-Wachverbände suivantes ont été créées : - SS-Wachtruppe "Oberbayern" (Dachau) - SS-Wachtruppe "Ostfriesdland" (Esterwegen) - SS-Wachtruppe "Elbe" (Lichtenburg) - SS-Wachtruppe "Sachsen" (Sacsenburg) - SS-Wachtruppe "Brandenburg" (Orianenburg et Columbia-Haus) - SS-Wachtruppe "Hansa" (Hamburg - Fuhlsbüttel)
Le 26 mars 1936, ces formations deviennent les SS-Totenkopfverbände (unités SS à tête de mort). Le 1er avril, elles sont détachées de l'Allegemeine-SS et réorganisées en cinq bataillons. Chacun a la responsabilité d'un camp de concentration : - SS-Wachsturmbann I "Oberbayern" (Dachau) - SS-Wachsturmbann II "Elbe" (Lichtenburg) - SS-Wachsturmbann III "Sachsen" (Sachsenburg) - SS-Wachsturmbann IV "Ostfriesdland" (Esterwegen) - SS-Wachsturmbann V "Brandenburg" (Orianenburg et Columbia-Haus) Ces 5 bataillons regroupent environ 3.500 hommes. Le 1er juillet 1937, ils sont réorganisés en 3 régiments (Standarten) comprenant un total de 4.449 hommes : - SS-Totenkopf-Standarte 1 "Oberbayern" (Dachau) - SS-Totenkopf-Standarte 2 "Brandenburg" (Buchenwald) - SS-Totenkopf-Standarte 3 "Thüringen" (Sachsenhausen)
Le 1er août, les 7 camps de concentration sont également réorganisés en 3 camps principaux. Un quatrième régiment est mis sur pied en Autriche après l'Anschluss : - SS-Totenkopf-Standarte 4 "Ostmark", basé à Mauthausen Le 1er avril 1938, les SS-TV sont ainsi structurées : - Führungstab avec une Nachrichten-Staffel - 4 SS-Totenkopf Standarten à trois Sturmbannen chacun. Chaque Sturmbann est formé par 3 Fusshunderschaften (centuries à pied) de 148 hommes chacune et par une MG-Hunderschaft à 150 hommes. - une SS-Totenkopf-Sanitäts-Abteilung (bataillon sanitaire) - une SS-Totenkopf-Sanitäts-Hunderschaft (compagnie sanitaire autonome) En octobre 1938, un SS-Totenkopf-Sturmbann supplémentaire est levé à Berlin - Adlersdorf. En juillet 1939, il sera rebaptisé "SS-Heimwehr Danzig". Au mois de septembre de la même année, la SS-Haupt-Reitschule est transférée de l'Allegemeine-SS aux SS-TV. Celles-ci continuent à se développer avec la création d'un cinquième régiment, la SS-Totenkopf-Standarte 5 "Dietrich Eckhardt".
Avant 1938, servir dans les SS-TV ne dispense pas du service militaire. Les recrues sont acceptées si elles ont plus de seize ans et si elles s'engagent pour 4 ou 12 ans, et 25 ans pour les officiers. Assez paradoxalement, Theodor Eicke encourage ses hommes à faire leur service militaire dans la Wehrmacht car il craint de ne pas les voir revenir au cas ou ils le feraient dans la SS-Verfügungstruppe. Les SS-TV sont cependant des formations armées permanentes de la SS. Elles sont destinées à exécuter des missions spéciales de caractère policier. En temps de guerre, elles doivent être relevées de leur tâche de geôliers pour constituer une réserve des SS-Verfügungstruppen et être remplacée dans les camps de concentration par des membres de l'Allegemeine-SS âgés de plus de 45 ans et ayant reçu une instruction militaire. Le décret promulgué le 18 mai 1939 par Hitler entraîne Himmler a augmenter les effectifs des SS-TV, désormais fixés à 40 ou 50.000 hommes en cas de mobilisation, afin de leur permettre de remplir leur rôle de maintien de l'ordre à l'intérieur du pays en soutien de la police.
Lors de la crise des Sudètes, deux bataillons de la SS-Totenkof-Standarte "Oberbayern" servent à encadrer les partisans de Heinlein, alors réfugiés en Allemagne, tandis que les 4 autres bataillon des SS-TV sont prêts à entrer en Tchécoslovaquie dans le sillage des troupes de la Wehrmacht. En outre, plusieurs centaines de SS à tête de mort sont employés pour des missions spéciales au sein du SD : ainsi, certains attentats commis en Bohême - Moravie et en Slovaquie, lors de la crise de mars 1939, et qui vont entraîner la partition de la Tchécoslovaquie, sont le fait de commandos du SD constitués par des volontaires issus des SS-TV. A la déclaration de la guerre, Himmler donne l'ordre de créer un certain nombre de SS-Totenkopf-Standarten en mobilisant des membres de l'Allegemeine-SS, des réservistes de la police et des volontaires encore trop jeunes pour être conscrits dans l'armée. Ces hommes sont alors considérés comme des "Beaten" (fonctionnaires) et non comme des soldats. Cet accroissement des effectifs est rendu nécessaire parce que trois régiments (Oberbayern, Thüringen et Brandenburg) ont été utilisés pour constituer la SS-Totenkopf-Division que mène au combat le SS-Gruppenführer Theodor Eicke. Ce dernier est remplacé comme inspecteur des SS-TV par August Heissmeyer qui a pour mission immédiate d'organiser les nouvelles SS-Totenkopf-Standarten. Plusieurs SS-TV participent à la campagne de Pologne : la SS-Heimwehr Danzig bien entendu, mais aussi les SS-Totenkopf-Standarten "Oberbayern" et "Thüringen" qui opèrent sur les arrières de la 10. Armee, en Haute Silésie et sur la Vistule juste au sud de Varsovie. Le régiment "Brandenburg", quand à lui, suit la 8. Armee de Poznan jusqu'au centre de la Pologne. Theodor Eicke dirige ses troupes depuis le train spécial de Hitler (Führersonserzug) en tant que HSSuPF des régions occupés par les 8. et 10. Armee. Suivant de près les unités de la Wehrmacht, les SS-TV ont pour mission de liquider les poches de résistance et, suite aux mauvais traitement infligés aux Volksdeutsches de Pologne, de se livrer à des représailles. Eicke rend ainsi compte de plus de trois milles exécutions. En particulier, le régiment "Branbenburg" du SS-Standartenführer Nostitz massacre juifs et polonais à Woclawek (Leslau) et Bydgoszcz (Bomberg). D'autres exactions sont commises par la SS-Heimwehr Danzig qui fusille trente-trois civils à Ksiazki (Hohenkirsch) et par le SS-Wachsturmbann "Eimann", unité de réserve mise sur pied à Dantzig en juin 1939, qui opère entre Karthaus et Neustadt, dans l'ancien corridor polonais. Les régiments "Oberbayern" et "Thüringen", quand à eux, sont responsables d'atrocités dans la province de Kielce (tortures et exécutions de juifs, de soldats polonais et de leaders politiques et religieux, à Nisko, Ciepelow et Rawa Mazowiecka).
Au début de l'année 1940, la SS se lance dans une vaste campagne de recrutement pour développer non seulement la SS-Verfügungstruppe mais aussi les SS-TV, malgré l'opposition de l'OKW et de l'OKH. En mars 1940, les SS-TV sont officiellement intégrés au sein de la Waffen-SS. Leur expansion se maintient à un rythme soutenu. Ainsi le nombre de Standarten passe à 16 et, au mois de mai 1940, la localisation des différentes unités est la suivante : - 4. SS-Totenkopf-Standarte : Prague - 5. SS-Totenkopf-Standarte : Orianenburg (II. Btl à Stettin) - 6. SS-Totenkopf-Standarte : Vestfold, en Norvège - 7. SS-Totenkopf-Standarte : près d'Oslo, en Norvège - 8. SS-Totenkopf-Standarte : Cracovie - 9. SS-Totenkopf-Standarte : Brno (Brünn) - 10. SS-Totenkopf-Standarte : Dantzig, Bromberg, Larrenburg - 11. SS-Totenkopf-Standarte : Radom, Varsovie et Lublin - 12. SS-Totenkopf-Standarte : Poznan (II. Btl à Litzmannstadt) - 13. SS-Totenkopf-Standarte : Vienne et Linz - 14. SS-Totenkopf-Standarte : Danemark - 15. SS-Totenkopf-Standarte : Plock (III. Btl à Allburg) - 16. SS-Totenkopf-Standarte : Prague - 1. SS-Totenkopf-Reiter-Standarte : Varsovie - SS-Totenkopf-Rekruten-Bataillon : Stralsund - SS-Totenkopf-Unterführerdchule : Lublinitz - SS-Totenkopf-Kraftfahrlehr-Abteilung : Orianenburg - SS-Totenkopf-Nachrichten-Lehr-Abteilung : Orianenburg - SS-Totenkopf-Nachrichten-Ersatz-Abteilung : Nuremberg - SS-Totenkopf-Sanitäts-Ersatz-Kompanie : Prague - SS-Totenkopf-Infanterie-Ersatz-Bataillon I : Radolfzell - SS-Totenkopf-Infanterie-Ersatz-Bataillon II : Weimar - Buchenwald - SS-Totenkopf-Infanterie-Ersatz-Bataillon III : Breslau - SS-Totenkopf-Artillerie- Ersatz-Abteilung I : Dachau - SS-Totenkopf-Artillerie- Ersatz-Abteilung II : Dachau - SS-Totenkopf-Infanterie-Geschütz-Ersatz-Kp : Dachau - SS-Totenkopf-Panzerjäger-Ersatz-Kp : Arolsen - SS-Totenkopf-Krädschützen-Ersatz-Kp : Radolfzell - SS-Totenkopf-Pionier-Ersatz-KP.1 : Dresde - SS-Totenkopf-Pionier-Ersatz-KP.2 : Dresde Plus tard sont également formés le verst. SS-Totenkopf-Bataillon "Kirkenes", la 2. SS-Totenkopf Reiter-Standarte et le Sonder-Bataillon der SS-Totenkopf-Standarte "Prag". Au 28 juillet 1940, les effectifs des SS-TV s'élèvent à 34.325 hommes. dès l'occupation des Pays-Bas, la 4. SS-Totenkopf-Standarte est envoyée dans le secteur de La Haye - Scheveningen et la 11. SS-Totenkopf-Standarte à Zandvoort, près de Haarlem. Le 1er août 1940, l'inspection des SS-TV prend la dénomination de : "Kommando der Waffen-SS, Abwricklungsstelle Inspektion der SS-Totenkopf Standarten, Orianenburg". Cette nouvelle nomenclature montre clairement l'appartenance de l'inspection des camps à la Waffen-SS.
A la fin de l'année 1940, Himmler décide d'utiliser davantage le potentiel des SS-Totenkopf-Standarten afin d'augmenter le nombre des unités de la Waffen-SS. Ainsi, dès le mois de décembre, la 11. SS-Totenkopf-Standarte est mutée à la SS-Division "Reich" en remplacement du régiment "Germania" parti fonder la future division "Wiking". Elle est rebaptisée SS-Infanterie-Regiment 11 et reçoit assez de véhicules pour se motoriser de façon intégrale. Au début de l'année 1941, le Kampfgruppe "Nord" est créé en Norvège à partir des 6. et 7. SS-Totenkopf-Standarten, qui deviennent les SS-Infanterie-Regiment 6. et 7. Le bataillon à tête de mort de Kirkenes est également renforcé et devient le SS-Infanterie-Regiment 9. Le Kommandostab "RF-SS" est formé peu de temps avant le déclenchement des hostilités avec l'Union Soviétique. Il contrôle en particulier la 1. SS-Infanterie-Brigade, mise sur pied à partir des 8. et 10. SS-Totenkopf-Standarten (qui sont rebaptisées SS-Infanterie-Regiment 8 et 10), et la 2. SS-Infanterie-Brigade (constituée avec les 4. et 5. SS-Totenkopf-Standarten qui sont rebaptisées SS-Infanterie-Regiment 4 et 5). Dans le même temps, les 9., 17. et 18. SS-Totenkopf-Standarten sont dissoutes tandis que les 13. et 16. SS-Totenkopf-Standarten sont transférées à la Waffen-SS ou elles sont transformées en unités de dépôts. Elles forment alors les bataillons de garnison de Vienne et de Prague. Enfin, tous les hommes inaptes au service en première ligne sont mutés au sein des SS-Totenkopf-Wachsturmbanne. Ces formations succèdent aux SS-TV pour la garde des camps de concentration. Ces bataillons reçoivent également des réservistes âgés de l'Allegemeine-SS pour compléter leurs effectifs. Ainsi, à la fin 1941, toutes les SS-Totenkopf-Standarten ont été dissoutes. Le SS-Oberführer Glücks devient inspecteur des nouveaux bataillons qui sont versés au sein de la Waffen-SS en juin 1941.
En 1942, les SS-Totenkopf-Wachsturmbanne passent sous l'autorité du SS-Wirtschafts-und-Verwaltungs-Haupamt que dirige le SS-Obergruppenführer Oswald Pohl. Ils forment désormais l'Amt. D du SS-WHA et restent commandés par Glücks. Après la guerre, les anciens combattants de la Waffen-SS vont prétendre que leurs unités n'avaient rien en commun avec les SS-Totenkopf-Wachsturmbanne, Paul Hausser jurant devant le tribunal de Nuremberg que l'appartenance de ces dernières à la Waffen-SS n'était qu'un subterfuge inventé par Himmler afin d'éviter à leurs hommes d'effectuer leur service militaire. C'est ignorer que 43% des officiers des camps ont servi dans la Waffen-SS, que plus du tiers de la SS-Totenkopf-Division a été constitué en 1939 avec des gardiens des camps de concentration, c'est ignorer que des milliers d'autres gardiens ont été mutés, volontairement ou d'office, à la Waffen-SS afin de combler les pertes subies sur le front. A l'inverse, pour remplacer ces partants, sont versés dans les SS-Totenkopf-Wachsturmbanne des convalescents et des réservistes encore plus âgés de l'Allegemeine-SS. Cet afflux de personnels reste cependant insuffisant à cause de la croissance gigantesque de ces camps de concentration. Aussi, la direction SS se met à recruter des Ukrainiens, des Lettons et des Lithuaniens, réputés farouchement antisémites, pour assurer la garde des camps. A la fin de la guerre, des "rampants" de la Luftwaffe ou des matelots sans navire de la Kriegsmarine sont également mutés au sein des SS-Totenkopf-Wachsturmbanne. Dans les derniers mois de la guerre, la garde des camps est également confiée à des gamins de la Hitlerjugend, à des vieillards du Volksturm, à des policiers et même à des soldats de la Wehrmacht.
Après la guerre, les Alliés jugeront les crimes commis par les tortionnaires de ces camps. Au procès de Nuremberg, sur 184 accusés, 24 seront condamnés à mort et 20 autres à la prison à vie. Les tribunaux militaires américains condamneront à mort 324 personnes, les tribunaux britanniques 240, les tribunaux français 104 et les tribunaux belges 10. Les Polonais jugeront 5.358 Allemands.
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